C’est Marcel Dagniau, citoyen engagé et artiste pont-à-cellois, qui anime ces ateliers d’écriture en utilisant diverses techniques telles que ses photos, des textes, des mots.

La sélection des photos proposées est partie de la volonté de provoquer et susciter l’imaginaire des participants afin d’aboutir à l’écriture, expression de leur ressenti face à leur cadre de vie et leur définition de la CULTURE (au sens large du terme).

Là où Marcel vous a rencontré:

  • Rosseignies – 14 janvier/ Maison de village
  • Thiméon  – 28 janvier/ Maison de village
  • Viesville – 4 février/ Maison de village
  • Obaix-Buzet – 18 février/ Maison de village
  • Luttre – 3 mars/ Maison de Village
  • Pont-à-Celles – 18 mars/ Espace Formations
  • Liberchies – 31 mars/ Centre culturel de Pont-à-Celles
Histoire de l’image: Une berge, le long du canal Charleroi-Bruxelles. Au fond, un mur tagué.

Exemples récoltés

Une intrigue perceptible.
Le reflet projeté dans l’eau.
Le mélange de chiffre, de date, d’information cachée sournoisement.

Les fractures, les crevasses
inspirant la crainte et l’insécurité face aux cellules et cachots.

Mais au fil du regard, tout se transforme.
Une vieille pellicule, d’un vieil appareil Kodak, fixe le temps.​

 Benjamin Englebert

Passage dans un tunnel étroit entre deux stations de métro.
Tunnel obscur où l’on sent les vibrations.

C’est un moment difficile à passer où ce bruit saccadé est le seul repère.

Frédéric Bisschop

Quelques notes de piano.
Blanc et noir.
Le brouillard qui s’installe et qui dure.
La peur qui gronde.
Le noir qui effraie.

Dans le miroir, chaque chiffre compte.
Chaque chiffre trouve sa place.
Les lettres donnent le ton.
Plus de pont en miroir.

Plus de lettres à leur place.
Que les chiffres qui déferlent sous cette pluie de sombritude.

Laurence Parmentier

Une trace

Une trace éphémère qui s’envole en poussière.
Une trace indélébile celle qui m’anime.
Une trace de café laissée le matin à la hâte.
Une trace dans mon coeur imprimée par une âme.
Une trace qui fait peur, une trace, une lueur.

Des traces qui font de moi ce que je suis,
certaines tombées dans l’oubli.
Des traces venues du ciel qui ont un qoût de miel.

Toutes ces traces bonnes ou mauvaises mettent parfois mal à l’aise.
Les traces de ma vie font partie de moi.

Audrey Mayence

Les voies du chemin de fer.
Le parallélisme, deux droites continues sans point de rencontre.
L’infini ou la boucle ?

La poule ou l’oeuf.
Le cycle infernal de l’histoire.
L’éternel recommencement.
Une date, un matricule.

Des numéros dans le tourbillon de la vie.
L’effet miroir ou l’effet papillon ?

Laurence Vandermeren

Une mâchoire. Les dents à l’air.
Un sourire précaire. Forcé.
Figé peut-être ?
Un fil en plein milieu. Pas dentaire cette fois.
Un fil comme une ligne du temps.
Une ligne d’un autre temps.
Le temps bénit des “c’était mieux avant”.
Pas vraiment !

  1. Où étais-je ?

Déjà ici sans doute.
Ce n’est pas un sourire.
C’est un râteau !
Un beau fiasco.
En effet miroir … celui des alouettes.
Voilà belles lurettes qu’elles sont parties celles-là.

On ratisse le paysage mais elles ne sont nul part.
Où alors bien cachées.
Derrière cette grille.

Mais est-ce une grille ?
Ou bien une râpe ?
Ou un machin pour faire des rondelles de concombres.

J’en prends deux, me les colle sur les yeux.
C’est mieux ! C’est frais. Ce n’est plus gris.

Nous sommes en 2019.
Je vois une lumière, laiteuse,
un peu verte.
C’est ça !
Voir la vie en vert !
C’est moins “cul-cul”
que voir la vie en rose.

Delphine Jenicot

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