Steven Spielberg et John Williams, Tim Burton et Danny Elfman, Alfred Hitchcock et Bernard Herrmann ou encore Christopher Nolan et Hans Zimmer, le cinéma est parsemé de grands duos de réalisateurs avec son compositeur favori, et sans doute le duo le plus mémorable reste celui du  réalisateur italien Sergio Leone et son compatriote…

Ennio Morricone

Ennio Morricone à Cannes (2012) – (c) wikipedia

Mais il ne faut pas réduire Ennio Morricone au compositeur de bandes originales de western spaghetti, il s’est aussi illustré dans le polar, le fantastique, la comédie et auprès de divers cinéastes tels que Terrence Malick, Brian De Palma, John Carpenter ou plus récemment Quentin Tarantino.

Maintes fois nominé aux oscars, difficile de croire qu’il aura fallu attendre 2007 pour qu’Hollywood lui décerne un oscar d’honneur pour sa carrière et enfin celui de la meilleure musique de film pour “les huits salopards” de Tarantino en 2015.

Ce 6 Juillet, Ennio Morricone s’est éteint à Rome à l’âge de 91 ans.

A l’annonce de son décès les réseaux sociaux ont été inondés d’hommages et de sélections de titres favoris ce qui démontre, si besoin était, l’impact qu’a eu Ennio Morricone sur toutes les générations. 

Avec plus de 500 bandes originales de films composées, difficile de résumer une carrière aussi prolifique en quelques lignes…

Voici donc une sélection de 10 morceaux des plus classiques aux plus obscurs et avant-gardistes qui nous donneront un aperçu de l’étendue du talent de Morricone, compositeur de génie, qui n’hésitait pas à mêler des instruments aussi inattendus que l’harmonica, la flûte de pan ou la guimbarde, avec des guitares électriques ou encore des synthétiseurs modulaires.

RIP Maestro

“L’homme à l’harmonica” issu de la bande originale de Il était une fois dans l’ouest de Sergio Leone (1968)

Les notes stridentes d’harmonica jouées par un mystérieux Charles Bronson en quête de vengeance se mêlent à cette bande originale cultissime.

Thème de Mon nom est personne de Tonino Valerii (1973) 

Brillante équation entre auto-parodie et création, ou les mélodies enfantines résultent d’un mixe parfait entre des voix, des flûtes ainsi que des éléments plus avant-gardistes (on est en 1973) comme le  synthétiseur.

Cinema paradiso de Giuseppe Tornatore (1988) 

De toute beauté…

“Ecstasy of gold” issu du film Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone (1966)  

 “Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses.

Également utilisée depuis plus de 30 ans par Metallica en intro de concert…

“Chi Mai” issu du film Le professionnel de Georges Lautner (1981)

Royal canin a tout cassé mais revoir le duel digne d’un western de Sergio Leone entre Belmondo et Robert Hossein dans les rues de Paris sur ce morceau nous fait vite oublier les croquettes pour chien…

“Guerra E Pace, Pollo E Brace” issu du film Graze zia  de Salvatore Samperi (1968)

Thème du film Les incorruptibles de Brian de Palma

Thème de La chose de John Carpenter (1982)

Habituellement John Carpenter écrit lui même ses bandes originales sur synthétiseur mais pour La chose il réalise son rêve de travailler avec Morricone, qui s’adapte au style de Carpenter et compose une bande originale électronique pour ce classique du film d’horreur.

“Pazuzu” issu du film L’exorciste 2: l’hérétique de John Boorman (1977)

Bande originale géniale pour un navet nullissime.

Thème de Il était une fois en Amérique de Sergio Leone (1984)

Dernière collaboration entre les deux géants.

Prenez soin de vous & au plaisir de vous revoir !
Quentin Hanon
régisseur du ccpac
Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial
Instagram